Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

San José de Jáchal - Belén

Ce matin, le gérant du camping nous a fait un feu de bois pour chauffer l'eau de la douche. C'est drôlement plus agréable que la veille ! On prend notre temps ce matin et il est quasi 11h30 quand nous quittons le camping.

San José de Jáchal - Belén

La journée s'annonce tranquille et ça nous convient bien. Sur les conseils d'un agent de la vialidad, nous passons par une petite route sinueuse pour rejoindre la 40 et ainsi économiser 20km. La route est superbe, passant tout d'abord par une zone humide sanctuaire des oiseaux peuplée de centaines de perruches qui s'envolent à notre passage, puis un barrage et ce sont désormais des gorges étroites que nous traversons.

San José de Jáchal - Belén

San José de Jáchal - Belén

San José de Jáchal - Belén

Celles-ci nous amènent dans la réserve naturelle La Ciénaga et au pied de falaises aux formes incroyables sculptés par le vent et la pluie. Nous voilà maintenant face à un décor de western, les contrastes vert-ocre-rouge sont superbes et nous nous arrêtons pour pique niquer au mirador.

San José de Jáchal - Belén

Les quelques voitures qui s'y arrêtent nous demanderons d'où l'on vient, ce qu'on fait et un couple de touristes de Buenos Aires nous offrira 3 poires bien fraîches, miam miam, ils sont bien sympas ces argentins !!

 

Descente du mirador jusqu'au centre de vialidad où la personne en poste nous offrira de l'eau fraîche en prévision des 75 km durant lesquelles nous ne trouverons rien.

Nous voilà sur la 40, et l'on bat un record qui on l'espère restera imbattu, celui de la plus longue ligne droite... 30km, heureusement sous forme des vagues qui cassent la monotonie et qui permettent de drainer l'eau de la route en cas de gros pluie( vu le paysage, peut-être une fois par an ? ) Toutefois les paysages sont toujours aussi surprenants et la lune apparaît en plein jour au dessus de montagnes rouges. Le revêtement est bon, le vent quasi inexistant est à notre faveur et nous plantons le campement avec plus de 90km au compteur. Pas de chance, toutefois, car on s'éloignant de la route pour trouver le site du bivouac, un pshhuuutt provenant du vélo de Mathieu se fait entendre.... Et oui, crevaison, encore. Pire, la chambre à air réparée se déchire au niveau de la valve pendant le gonflement. Bref, heureusement qu'on en a acheté deux hier.

Aujourd'hui succession de grandes lignes droites dans la pampa. Tout est sec et la carte a beau nous indiquer qu'il devrait y avoir un cours d'eau, il n'y a rien d'autre que des cailloux.

San José de Jáchal - Belén

San José de Jáchal - Belén

Il y a de nombreux avertissements sur la route indiquant de ne pas s'y aventurer en cas de crue. Et soudain, un cour d'eau non sec et qui traverse même la route...

 

A la fin de la journée, les cactus font leur apparition ce qui ajoute encore à l'univers western.

San José de Jáchal - Belén

Il ne manque que les cowboys et voilà que nous rencontrons 2 jeunes cavaliers Toulousains (architecte et compagnon charpentier) qui parcourent l'Argentine avec leurs 5 montures (4 chevaux et 1 mule) rallient Mendoza à Salta en 3 mois. Ici tout le monde ou presque a un cheval et cela leur rend possible cette aventure car ici avec un maximum de 50kms par jour et obligation de faire boire ton cheval, ça peut vite devenir compliqué. Heureusement, ils peuvent compter sur l'hospitalité des locaux. On aura été ravi de partager un bout de chemin avec eux.

 

A minuit, on dort tous mais un bruit étrange rompt le silence de la nuit. Ça ressemble à un gros souffle roque comme un gros chat en colère. On ne fait pas les malins dans la tente, mais on soulève timidement le double toit pour essayer de voir quelle est cette bête qui rôde autour de nos tentes. Impossible de l'identifier formellement sans lumière et sans sortir d'autant qu'un deuxième plus loin lui répond à son appel. Ça marche, ça gratte, ça souffle mais sans pouce opposable, il n'ouvre pas la tente :-) Le lendemain, au vu des traces au sol, on pensera à un âne asthmatique. 

Ce matin, on débute par de la montée, 20kms qui nous amènent à un peu plus de 2000m à un col utilisé du temps des Incas pour faire transiter le bétail d'un côté à l'autre de la Cordillère.

San José de Jáchal - Belén

S'en suit une magnifique descente que voici en photo. 

San José de Jáchal - Belén

San José de Jáchal - Belén

Arrivés dans la vallée, nous trouvons 2 cyclos. C'est une belle surprise car nous n'en voyions plus depuis plus d'un mois maintenant. Il s'agit de Sophie et Jérémie (alaska-patagonie.com) qui voit le bout de leur périple démarré il y a deux ans maintenant. Grâce à eux, nous en apprendrons beaucoup sur notre prochain défi, le paso Sico. Merci les amis !! 

San José de Jáchal - Belén

On se posera ce soir dans Chilecito après que le pneu de Mathieu ai rencontré un clou et l'on se fera plaisir en préparant un bon repas, tortilla, pommes de terre et patates douces au four et pancakes. 

San José de Jáchal - Belén

Belle journée de vélo, sous un grand soleil, avec toujours de grandes lignes droites dans le désert.

San José de Jáchal - Belén

Il n'est pas certain que l'on fasse plus de 6 virages par jour, par contre, on commence à avoir peur de sortir de la route tant les piquants des algarrobos semblent apprécier nos pneus.

San José de Jáchal - Belén

Raquel en fait l'expérience à midi, ce qui débloque son compteur de crevaison. Mathieu 4, Nico 3, Raquel 1.

C'est la nuit tombante qui nous impose plus ou moins le bivouac. De toutes façons, dans le désert ou el campo (comme ils l'appellent ici), notre préférence va au lit de rivière asséché car c'est plat et peu fourni en piquant. Quelle chance on a de profiter de ces supers couchés de soleil quand on monte le campement !! Ce soir, nous dînerons sous l'œil attentif de la presque pleine lune. 

San José de Jáchal - Belén

Ce matin, avec Mathieu, on rigole en regardant Raquel qui marche à côté du vélo en scrutant ses pneus. Elle vérifie qu'elle n'a pas de piquants ! Je rigole mais 500m plus loin, je m'aperçois que j'ai crevé... 2 fois même... Pff! Pire, l'examen de la roue nous montre que la jante est cassée à plusieurs endroits. Ça doit faire un moment que c'est comme ça et il était temps de se rendre compte car d'ici 15 jours, on attaque les grosses difficultés du voyage. 

San José de Jáchal - Belén

Pas d'atelier de réparation équipé dans le village suivant, il faudra attendre un peu moins de 100kms avant les prochaines boutiques. En attendant, je me décharge d'un peu de poids et le repartis à mes sherpas. 

Le temps change et les informations de météo sont bizarres, beau dans une ville et pluie forte 15km plus loin. Le ciel se charge et on se prépare à un orage qui ne viendra jamais. Ce soir on s'arrête dans un petit sanctuaire en l'honneur de Gauchito Gil.

Le bivouac est super silencieux pour l'instant... En effet, les routiers s'attirent les bonnes faveurs de Gauchito Gil en klaxonnant devant le sanctuaire inratable avec ses banderoles rouges... 

San José de Jáchal - Belén

Ce matin, nous aurons la visite d'un bus de tourisme aventure qui fera la visite du sanctuaire. On imagine que les touristes néo zélandais auront été aussi déçus que nous par la quantité de déchets laissés autour du site. 

Petite étape, mais on passera à Londres, pays de la noix, où nous achèterons des noix, de l'huile et de l'algarroba (le fruit du creveur de pneus).

On arrivera à Belén ou l'on croise les doigts pour trouver une nouvelle roue pour le vélo de Nico. A l'hostal, on trouvera 2 autres cyclos français. 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Lol compteur de crevaison
Répondre
L
Belles rencontres aussi entre les cavaliers toulousains et Sophie / Jeremy !
Répondre
D
C'est de plus en plus beau.
Répondre