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Chiloe

On choisit la route côtière pour rejoindre le transbordeur de Chiloe.

Chiloe

Au départ de Puerto Montt, la route est très fréquentée puisqu'elle amène aussi à la Panaméricaine que l'on essaie d'éviter. On laisse la majorité des véhicules pour nous retrouver sur une route enfin sympathique jusqu'à l'arrivée des premières gouttes. Pas de soucis, ça va passer ! 15min plus tard, on se rend à l'évidence, l'eau dégouline jusqu'aux chevilles, il va falloir trouver un abri. Zone blanche pour ioverlander... Mer...credi !! Un panneau cabañas nous arrête. On va voir craignant le pire niveau coût, mais après négociation, on s'en sort bien, d'autant qu'on a un petit palace, 2 chambres, cuisine, salle à manger, salle de bain avec eau chaude et surtout un poêle à bois. La cabane se retrouve alors transformée en séchoir. Génial !

Chiloe

La pluie laisse place au soleil et nous continuons direction le transbordeur. Zut, nous sommes obligés de passer sur une section de panaméricaine. On ne sait pas trop si les vélos sont autorisés sur cette double voie rapide, mais on va vite le savoir car 500m après s'y être inséré,  on se retrouve face à los carabineros radar à la main qui nous ignorent totalement.

Petite traversée de 30min et nous voilà sur Chiloe, l'île mystique. En effet, avant la colonisation, les indigènes laissaient la part belle aux divinités de la mer et de la forêt, comme El Trauco qui résidait dans les bois. On verra beaucoup de références à ces divinités sur le parcours.

Chiloe   

Chiloe

Toujours bien décidés à éviter la panaméricaine, nous choisissons la route côtière. Quelle arnaque !!! On voit pas la mer, c'est de la montagne russe et c'est du mauvais ripio ! On en a gros !! On arrivera tout de même jusqu'à Ancud et l'on ira dormir à un super belvédère au dessus de la mer. 

Chiloe

Les prévisions météo sont de nouveau pourries, on passe à forte pluie et tout aventuriers que nous sommes, on choisit l'option confort et se dégotte une nuit en confort dans un hostal. On en profite pour faire se promener à pied et l'on découvre des stands de fruits de mer ou l'on mangera ceviche de saumon et de piure y almejas.

Chiloe

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Pendant notre dégustation, le déluge annoncé arrive, du coup les 30min de retour jusqu'à l'hostal sont moins sympas. Pour se reconforter, goûter pancakes au gofio (blé torréfié) et bananes. Un franc succès, d'autant que ça parfume jusqu'à la réception.

Le lendemain, la pluie s'est calmée et nous faisons un tour jusqu'au marché local. On y vend du saumon et des moules géantes. Pour info, Chiloe produit beaucoup de saumon et on le trouve à 7e le kilo. 

Chiloe

Chiloe

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Nous revoilà sur nos fidèles destriers pour quelques désagréables kms de panaméricaine avant de bifurquer sur une route en travaux avec feux tricolores qui découragent les voitures. En ce qui nous concerne, pas de soucis, car on nous laisse passer même au feu rouge. On déroule les kms de goudron, puis de bon ripio, puis de terre de terrassement bien boueuse de la veille, tout ça agrémenté de côtes courtes mais bien pentues.... Nettement moins agréable !

Chiloe

On finit par rejoindre la côte que l'on aperçoit que très rarement sur cette route "côtière". Petit bivouac avec les voisins très discrets puisque près du cimetière. 

Chiloe

Le parcours du jour suivant s'annonce bien sympathique, car nous verrons 2 cacscades, 1 île reliée par une énorme passerelle et deux villages avec leurs églises typiques. 

On se perdra pour la première fois, car Nico tête dans le guidon, dépasse l'entrée de la première cascade et devra se farcir la belle montée qu'il a descendu pour rien. Pour rien, d'autant que la cascade n'en est pas une, à sec ou comme pense Raquel, une arnaque estivale à touriste avec une pompe pour remonter l'eau :-). 

Nous passons par l'église de Quemchi et allons pique-niquer sur l'île d'Aucar reliée par une passerelle de 400m.

Chiloe

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Enfin une vraie cascade ! 

Chiloe

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Après une grosse journée de montée descente, nous posons nos saccoches à Dalcahue et allons dîner un curanto pour Nico (pot au feu et fruits de mer melangé) et un congre frit pour Raquel. Le tout accompagné de prevé et salade. Très bon même si le resto qui ne payait pas de mine n'avait pas attiré notre attention. Étant le seul ouvert en basse saison, on l'a tenté et pas regretté ! C'était tellement copieux qu'on fera l'impasse sur le dessert. Dans le même temps, la table d'à côté commandera aussi un curanto mais qu'ils partageront à deux. 

Chiloe

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Dernière petite étape Chiloenne avec seulement 20kms qui nous séparent de Castro. Ça tombe bien car nous sommes encore fatigués. Castro, on l'a vu en photo sur carte postale, des petites maisons sur pilotis en bord de mer. Et puis Castro, c'est aussi une gare routière importante d'où nous espérons pouvoir partir en bus avec les vélos jusqu'à Puerto Montt pour accueillir Mathieu. 

La carte postale n'avait pas menti, mais elle n'avait pas tout dit non plus... La photo représente 1% de la ville et il faut bien la cadrer pour ne pas avoir les tuyaux ou les câbles électriques.

Chiloe

On se dirige vers l'endroit ou devrait se trouver un camping. Bizarre, c'est un quartier extrêmement dense et avec beaucoup de pente. Il y a effectivement un camping, et pour s'adapter au terrain, il est en terrasses en bois !! Rigolo de planter des clous plutôt que des sardines ! 

Camp de base monté, on va visiter le reste de la ville qui me rappelle l'effervescence des villes Equatoriennes. On se trouve un petit coin sympa dans le parc de la ville pour pique niquer. Le parc est le lieu de rendez-vous des jeunes en ce samedi, il y a de l'activité et du passage. Au loin, mais pas assez, un prêcheur évangéliste crie/chante/harangue à qui veut l'entendre (même ceux qui ne le veulent pas) que Jesus peut nous sauver de la drogue. Il ne s'arrêtera pas, à se demander s'il ne prend pas des produits pour être autant énergique. Ce bruit de fond est toutefois vite remplacé par la musique de jeunes adolescentes venues "travailler" une chorégraphie en face de nous. Un son en chassant un autre, c'est maintenant leurs copains rapeurs qui donnent le LA. En partant, on découvrira que le prédicateur n'était pas seul et qu'ils se relayaient à tour de rôle. 

Dimanche matin, réveil à 6h pour prendre le bus de 8h. Nous n'avons rien pu réserver, l'acceptation des vélos étant selon le bon vouloir du chauffeur... On arrive avec 45min d'avance à la gare, qui se transforment rapidement en 1h45 car il y a eu le passage à l'heure d'hivers cette nuit... Zut, mais pas tant que ça, car la compagnie concurrente propose un bus à 6h30 dans une autre gare. On y arrive et achetons notre billet, le chauffeur nous voit et dit "Non, pas de vélos dans mon bus"... Branlebas de combat, l'équipe commerciale s'active et finalement le chauffeur cède moyennant un supplément pour les vélos. 3h45 de bus et un transbordeur plus tard, nous revoilà à Puerto Montt sur nos vélos direction l'aéroport ou nous aurons suffisamment d'avance pour préparer sandwichs, régler les vélos et faire sécher du linge. 

 

 

 

 

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P
Un gros bisou les grands fous! Je pense bien à vous! Régalez vous bien et soyez prudents surtout! Projet avec Lolo et Denis le massif des Ecrins  pour le WE de Pentecôte. Contente de les revoir et d'aller crapahuter avec eux! la forme revient bien après mon pépin de ski en décembre.  Bonne route les cyclos!<br />  
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A
Quelle aventure exceptionnelle !! Ravie de vous voir en video ! Des bisous a vous deux
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G
Que de beaux moments ! bravo à vous 2 pour cette belle expérience de vie que vous nous faite partager !
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